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Église méthodiste‎

DESCRIPTION

  • La théologie méthodiste appartient au courant arminien de la théologie protestante et s’oppose à la doctrine calviniste de la prédestination, bien que, selon John Wesley, la grâce divine doive toujours précéder la décision libre de l’Homme, il y eut un schisme qui donna lieu à la création d’églises méthodistes calvinistes.

Le méthodisme a été lancé au 18e siècle par le prédicateur anglais George Whitefield, mais c’est John Wesley qui fut l’organisateur du méthodisme, rejeté par l’Église d’Angleterre qui n’appréciait ni son insistance sur l’expérience religieuse personnelle ni sa préoccupation sociale.

George Whitefield

George Whitefield
1714 - 1770

Le nom de « méthodiste » vient du fait que Wesley avait dès sa jeunesse participé à un cercle d’étudiants évangéliques où il avait développé un système ou une « méthode » de prière et d’étude pour faire grandir chrétiens et nouveaux convertis dans leur foi. C’est seulement sur la fin de son ministère, en 1784, que John Wesley fait du méthodisme, en ordonnant de lui-même des diacres et des anciens, non plus un mouvement au sein de l’Église d’Angleterre mais une église indépendante.

Sur le plan social, le méthodisme se développe surtout au sein des populations ouvrières dont l’Église institutionnelle est le plus souvent absente, malgré le développement rapide des nouvelles cités ouvrières, avec leurs taudis et leur misère, du fait de la Révolution industrielle. Le souci social de John Wesley est très vif et il organise des services sociaux et des écoles dans les quartiers pauvres qu’il visite. Il est aussi l’un des premiers et éloquents défenseurs de l’abolition de l’esclavage.

Charles Wesley

John Wesley
1703 - 1791

Son frère Charles Wesley le seconde efficacement et devient l’un des auteurs de cantiques les plus prolifiques. Le chant d’assemblée jouera un rôle majeur dans les assemblées méthodistes. Ces assemblées sont à l’époque souvent de style charismatique, ponctuées de phénomènes collectifs de larmes, de cris de douleur ou de joie, voire d’hystérie.

À partir de 1840 aux États-Unis, le méthodisme a donné lieu au développement du mouvement de sanctification, dont la frange radicale se sépare du méthodisme en 1894. Insistant sur l’expérience religieuse du baptême de l’Esprit, et sur ses manifestations physiques et émotionnelles, ce mouvement qui rencontre un grand succès aux États-Unis donne à son tour naissance à partir du tout début du 20e siècle au Pentecôtisme et aux différents mouvements charismatiques inspirés du Pentecôtisme.

Charles Wesley
1707 - 1788

Les méthodistes libres croient en la sainte Trinité, c’est-à-dire trois personnes en Dieu : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Jésus-Christ est mort et est ensuite ressuscité, il est monté au ciel où il agit comme médiateur au nom de l’humanité. Selon la tradition wesleyenne, la mission des méthodistes libres est d’évangéliser et de trouver de nouveaux croyants, de les amener à la connaissance de Dieu.

Ils doivent vivre leur vie selon la théologie et célébrer les pouvoirs de Dieu qui a fait les choses comme elles sont. Les gens peuvent devenir membres après avoir été baptisés selon le rite chrétien et confessés afin de se sentir régénérés. Ils doivent également accepter les articles de religion, la doctrine et l’autorité du Livre de Discipline. Finalement, ils doivent être acceptés à titre de membre par le conseil de l’Église et déclarer leur adhésion publiquement.

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